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2026/02 - Rencontre avec Bérénice Pichat, autrice de "La Petite Bonne"

Par Carine Chevalard, publié le mercredi 25 février 2026 10:50 - Mis à jour le mercredi 25 février 2026 10:50

 

 

Bérénice Pichat, autrice et institutrice nous a dévoilé sa passion pour l’écriture. Maman de trois enfants, elle écrit ses récits le mercredi après-midi et le samedi. Elle s’exerce aussi dans un atelier d’écriture pour le plaisir. Ces ateliers l’ont conduit à créer une saga de trois livres puis La Petite bonne. Ce dernier a remporté un franc succès avec plus de 100 000 exemplaires vendus et l’obtention du prix des Libraires. La Petite bonne est un roman alternant prose et vers libres. Bérénice Pichat nous raconte l’histoire d’une bonne et de son maître, Blaise, ancien combattant de la grande guerre et gueule cassée. Il n’a plus ni bras, ni jambes, ni mâchoire. Ne trouvant plus de bonheur dans la vie, il demande à sa bonne de le tuer. Elle refuse et lui prouve que son existence est importante. Une nuit, il meurt par accident et la bonne est accusée du meurtre. 

La préparation de la rencontre s’est très bien passée grâce à nos professeurs. On se voyait avec les secondes 9 tous les jeudis de 10h à 12h au CDI. Il y avait plusieurs ateliers à disposition : le procès, la lecture ainsi que la lettre de bienvenue. Le jour J, le 23 février, nous avons enfin pu rencontrer l’autrice. 

Pour accueillir Bérénice Pichat, nous avons écrit un acrostiche avec les lettres de son nom et de son prénom la décrivant elle et son travail de manière poétique. Une façon originale de lui dire bonjour et bienvenue. Nous avons lu une phrase chacun avant de finir en chœur. Ensuite nous avons enchaîné avec la lecture d’un passage du livre en musique. Nous avons choisi de lire ce texte sur le Lacrimosa, un extrait du Requiem de Mozart. 

La petite bonne se termine sur une fin ouverte, libre d’interprétation. Nous avons donc décidé d’organiser le procès de la bonne afin de présenter une fin possible au roman. Tout d’abord nous nous sommes partagés les différents rôles : la petite bonne, Alexandrine, le président de la cour, témoins à charge et à décharge, avocats de l’accusation et de la défense. Chaque personnage a écrit son texte, mais nous nous sommes tous entraidés. Lors des dernières séances, nous avons combiné nos travaux et ainsi débuté les répétitions. Finalement, nous avons joué notre pièce devant l’autrice et lui avons laissé le choix d’acquitter ou non la petite bonne. Après avoir écouté les arguments de chacun, elle a choisi l’acquittement pour son personnage. Malgré le trac des comédiens, ce fut une expérience enrichissante pour eux et qui a su convaincre l’autrice ainsi que les spectateurs. 

Lors des questions-réponses avec l’autrice, plusieurs thèmes ont été abordés. L’autrice nous a expliqué que l’écriture du livre lui a pris un an. Après cela, les questions se sont orientées vers le roman. Elle ne s’attendait pas à recevoir un tel succès. Elle a également expliqué le choix peu commun qu’elle a fait concernant la mise en page : les vers libres donnent du rythme à la lecture. Elle a eu beaucoup d’échanges et reçu de l’aide de la part de sa maison d’édition. Elle l’a aidé à améliorer l’histoire et à choisir le titre. Cet échange nous a permis de comprendre les choix de l’autrice.